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Récession et reprise... de la solidarité

La charité et la bienfaisance sont-elles dépendantes de la santé économique d’un pays? Si les statistiques semblent le démontrer, de nombreux citoyens font preuve d’ingéniosité et de créativité en s’impliquant de diverses manières pour réduire les inégalités.


L'AIDE FINANCIÈRE

Les statistiques sont sans équivoque : les dons de bienfaisance sont en chute libre depuis 2007. Fort probablement en raison du ralentissement économique, les citoyens canadiens ont été beaucoup moins généreux envers les organismes de charité. Alors qu’en 2007, les dons de bienfaisance atteignaient 8,6 milliards de dollars, ils ne représentaient plus que 7,8 milliards en 2009. Pour les 85 378 organismes de charité canadiens, cette situation est particulièrement inquiétante.

Et ce n’est malheureusement pas tout. Non seulement le montant des dons diminue significativement, mais le nombre total de donateurs diminue aussi de manière drastique. En 2009, comparativement à l’année précédente, 180 000 Canadiens de moins ont fait un don. Il s’agit de la plus importante baisse de donateurs d’une année à l’autre enregistrée depuis 1997.

Pour les experts, il est clair que cette situation est attribuable au ralentissement économique de 2008-2009. Une situation compréhensible certes, mais qu’on déplore néanmoins. Quand on pense que les plus démunis sont les premiers à souffrir des crises économiques, il est évident que c’est justement lors de ces périodes difficiles que les organismes de charité ont davantage besoin du soutien des citoyens.


LE CAPITAL HUMAIN

Le problème n’est toutefois pas sans issue. Car même si de nombreux contribuables ont dû réduire leur contribution financière à un organisme de charité, les citoyens canadiens sont encore nombreux à s’engager de manière bénévole pour soutenir une cause qui leur tient à cœur.

Les possibilités sont multiples. Les témoignages que nous avons recueillis au cours de cette série documentaire nous en ont fourni la preuve. Que ce soit en participant à la distribution d’une banque alimentaire, en nous impliquant dans une Accorderie ou en accompagnant des enfants dans l’apprentissage de la lecture, nous avons tous la possibilité d’aider notre prochain et de faire preuve de solidarité.

Ce capital humain est d’autant plus fort qu’il n’est pas vulnérable aux aléas de l’économie. Crise économique ou pas, chacun peut trouver une façon de s’impliquer dans sa communauté sans que cela ne lui coûte un sou.

Personne n’est à l’abri de la pauvreté. Mais le corollaire de cette règle, c’est que tous peuvent aussi contribuer à l’éradiquer. Il suffit de puiser dans nos réserves de générosité et de créativité.


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