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Marc St-Onge

Marc St-Onge

Idée originale, producteur, réalisateur coordonnateur, scénariste

Je crois que les deux véritables grandes solitudes qui s’ignorent sont en fait les pauvres et les riches… Et les milliers de naufragés qui errent entre les deux.

Quand vous annoncez à des gens que vous tournez une série qui parle de la pauvreté, la conversation tourne court. Le malaise s’installe. Dans un monde où l’on favorise la réussite et l’accumulation des richesses, la pauvreté nous rappelle que la vie est rien de moins qu’un sacré combat.

Montrer sans tricher l’ampleur des inégalités, les dérives du système, tout en présentant des modèles plus équitables, mettre en lumière des gens qui œuvrent à améliorer le sort des oubliés et des ignorés, tel était notre défi.

Si cette série réussit à rejoindre les gens, qu’ils soient pauvres ou riches, nous aurons peut-être, à notre façon, modestement contribué à modifier la société dans laquelle nous vivons. Et, qui sait, jeté un pont entre ces deux grandes solitudes.

Isabelle Vaillancourt

Isabelle Vaillancourt

Idée originale, productrice

Pourquoi faire Naufragés des villes? Parce que les préjugés sont tenaces. Parce que, consciemment ou non, on regarde les pauvres de haut. Comme s’ils étaient responsables de leur sort. Comme s’ils avaient choisi d’arborer cette dent cassée, cette repousse disgracieuse. Comme s’ils avaient eux-mêmes creusé ce trou dans leur CV. Comme s’ils avaient souhaité qu’une maladie grave vienne chambouler leur modeste confort, faisant soudainement basculer leur vie du mauvais côté, de celui où l’on se retrouve à l’écart, isolé au beau milieu de la foule, tel un naufragé des villes.

Le miséreux est d’autant plus misérable qu’il fait face à un monde qui lui est souvent hostile. En nous rappelant que l’imprévisible spirale de la pauvreté peut avaler n’importe qui, cette série nous incitera peut-être à adopter une attitude plus empathique à l’égard des démunis…

Patrick Douville

Patrick Douville

Rédacteur en chef, coscénariste

Naufragés des villes, c’est deux ans de ma vie. Deux années où j’ai dû assimiler des milliers de pages de rapports, de lois, d’études et autres tableaux savants sur la pauvreté au Canada. Qu’est-ce que j’en retiens aujourd’hui? Que tous ces chiffres ne veulent pas dire grand-chose et surtout, qu’il peut être confortable de se cacher derrière eux…

Faites comme moi, maintenant : fermez les livres et rangez la calculatrice. Naufragés des villes vous invite à rencontrer des êtres humains d’une dignité bouleversante, qui vous regarderont droit dans les yeux. Soutenir leur regard est souvent beaucoup plus difficile que de donner une canne de soupe ou 5 $ la veille de Noël… mais plus instructif que n’importe quel rapport jamais publié sur la pauvreté.

Marie-Pascale Laurencelle

Marie-Pascale Laurencelle

Réalisatrice de l’expérience

Les deux mois intensifs que j’ai vécus en tournant l’expérience de Pierre et d’Emmanuelle m’ont montré à quel point le dépouillement nous permet d’aller plus vite à l’essentiel. Bien sûr, dans ce cas-ci, le dépouillement était volontaire et c’est ce qui l’a rendu intéressant. Car c’est vrai que, dans les cas bien réels où la vie oblige à rétrécir ses attentes, se dépouiller est une épreuve. Mais sur cette route, je pense aussi qu’il y a des humains plus humains. C’est comme le cadeau que personne n’attendait au détour.

En effet, il y a apparemment encore des gens pour qui le sort des autres est une priorité. Les rencontres que nous avons faites nous l’ont confirmé. Ce sont ces personnes qui font la différence. Et il me semble que si, à leur exemple, on s’affairait individuellement à créer une société d’inclusion, où chacun trouverait sa place, on cumulerait collectivement le savoir, les habiletés, l’intuition et les solutions. Imaginez alors comment on progresserait, tous ensemble, plus rapidement vers le mieux-être!

Vali Fugulin

Vali Fugulin

Réalisatrice de reportages

Découvrir une équipe du tonnerre. Passer du temps parmi des gens de cœur. Plonger dans un monde où le temps de la machine de production s'arrête, pour que l'humain refasse surface. Ainsi, me rattacher à pourquoi je fais réellement ce métier... Sur les visages des naufragés, voir le mien, si la vie un jour glisse du mauvais côté. Une fois que nos regards se sont croisés, on ne peut plus jamais s'ignorer...

Julie Paradis

Julie Paradis

Assistante à la réalisation, recherchiste

Naufragés des villes… c’est plus d’une centaine de jours de tournage.

100 jours, ça en fait des heures passées en compagnie de ceux qui, par leur recherche, tentent de comprendre la pauvreté : experts, universitaires et statisticiens qui l’analysent, la décortiquent, la mesurent. Ça en fait des journées passées avec ceux qui choisissent de lutter contre la pauvreté : travailleurs et bénévoles d’organismes communautaires qui, souvent avec bien peu de moyens, servent des repas à bas prix, offrent un lit pour la nuit, défendent les droits des mal-nantis, et surtout écoutent sans juger ceux à qui l’on ne donne que rarement la parole. Ça en fait des moments prenants à discuter avec des gens qui vivent la pauvreté, sous différentes formes et à différents niveaux. Des gens qui ont les deux pieds dedans comme on dit, d’autres qui s’en sont sortis et d’autres encore qui vacillent entre les deux, qui peinent à garder la tête hors de l’eau.

100 jours de tournage, ça en fait aussi des break de lunch et des retours dans la fourgonnette à échanger avec l’équipe de tournage de ce qui a été tourné dans la journée, des rencontres qu’on vient de faire, des propos qu’on a entendus, de ce qui nous a troublés, émus, choqués.

100 jours, c’est bien peu pour comprendre toutes les facettes d’un sujet aussi vaste et complexe que la pauvreté. Ce fut bien assez, par contre, pour réaliser que la vie peut facilement basculer et me faire passer de l’autre côté de la caméra. La maladie, une séparation, la perte d’un emploi, tout peut dégringoler. Et alors c’est moi qu’une recherchiste appellera pour savoir comment j’en suis arrivée là. L’expérience Naufragés des villes m’habitera longtemps…

Joël Provencher

Joël Provencher

Directeur photo principal

Passer quelques heures avec un professionnel qui a quitté un emploi très lucratif pour partager son expertise avec les gens dans le besoin. Voir une bénévole de 80 ans consacrer tout son temps à aider les autres. Découvrir le sourire de satisfaction et la vivacité dans les yeux d'une personne qui commence à s'en sortir. Tout ça fait réfléchir...

Réfléchir aux projets sur lesquels on veut travailler. Prioriser des sujets qui peuvent faire évoluer… Provoquer des changements sociaux nécessaires, ici près de chez nous, de chez vous...

Se retrousser les manches, se lever et agir! WOW! Je me surprends moi-même. Deviendrai-je un cinéaste engagé? Pourquoi pas!

Serge Bouvier

Serge Bouvier

Preneur de son principal

Quand Marc St-Onge m’a parlé du projet Naufragés des villes, j’ai été emballé! Ayant grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, en bas de la « track de chemin de fer », j'ai passé mon enfance dans tous les aspects de la pauvreté. Par le biais de nos volontaires Pierre et Emmanuelle, j'ai repris conscience de la fragilité dans laquelle vit une partie de la population. La série fournit des outils pour comprendre ce phénomène et vaincre les préjugés. Au bout du compte, le projet m’a redonné de l'espoir…

Mireille Lacasse

Mireille Lacasse

Monteuse hors ligne

En tant que monteuse, je dois raconter des histoires. J’ai eu la chance d’en raconter de toutes sortes : des drôles, des tragiques, des purement inventées et des vraies.

Naufragés des villes fait partie de cette dernière catégorie, celle du vrai, malheureusement. Je dis malheureusement, car j’y ai entendu des témoignages qui m’ont fâchée et plusieurs qui m’ont fait pleurer. Des vérités que la société préfère taire, car elles ne sont pas sexy et bousculent notre quotidien.

Ce projet m’a permis de voir une petite partie du visage de la misère, celle du vrai monde, ceux qui sont trop souvent sans voix.

Alain Loiselle

Alain Loiselle

Monteur hors ligne

Travailler sur la série a changé une foule de petites choses dans mon quotidien. Tout d'abord, je me suis mis à VOIR la pauvreté. Comme si, tout à coup, de nouvelles lunettes me permettaient de voir dans le brouhaha de la ville les personnages moins typiques de la pauvreté : le jeune toxicomane fraîchement arrivé, la prostituée de fin de mois, le BS qui erre... C'est difficile, mais c'est une révélation.

De plus, puisque je m’occupe du montage de « l'expérience », je suis Pierre et Emmanuelle au quotidien. J'en viens à me poser les mêmes défis qu'eux. Par exemple, sur le plan de la nourriture, je trouve que je mange trop et pour beaucoup trop cher! Je tente maintenant de manger davantage à la maison, je réduis mes portions, etc. Je vis l'expérience de mon côté, à ma manière!

Mélissa Panneton

Mélissa Panneton

Directrice de production

Solange, Sylvain, Adrienne, Maria… C’est avec eux que nous avons enregistré nos premiers témoignages de personnes vivant en situation de pauvreté. Et chaque fois, la même chose me frappait : c’était cette lumière qui brillait dans leurs yeux. Comme une étincelle ou un brin de malice. Au fil des différents montages, je les ai vus, et revus, et toujours, je les ai trouvés inspirants. Courageux, battants et sages, ils me donnent la force de mener les petits combats de ma vie personnelle…

Claude Gagné-Bergeron

Claude Gagné-Bergeron

Coordonnatrice de production

Ce projet s’est tissé sur une corde que je savais pour ma part très fragile, sensible… Même si ma gorge se serre encore, l’image que j’en conserve est positive. Trop souvent, on sollicite, attend et voit des gens qui ont peu à dire, des images vides de contenu, toujours ces mêmes histoires. Naufragés des villes, c’est autant d’images que de gens qui témoignent d’une douleur, d’un sombre passage, d’un vide trop plein! Ce sont des voix qui sonnent vrai, qui font écho à toutes celles qui auraient tant à dire, mais dont l’isolement emprisonne les mots. Des rencontres émouvantes qui parfois choquent, bouleversent, conscientisent. Merci à cette grande « Queen of Côte-des-Neiges ». Dans mes rêves, les naufragés deviennent rescapés. Grâce à nos gestes du quotidien et à la poursuite de nos efforts collectifs.

Un geste pour aider nos jeunes dans le besoin

Du 13 au 18 mars 2011 se déroulent les "5 jours pour l'itinérance"

Soutenez la cause en faisant un don au www.5days.ca